Conseils


Décryptez les différences culturelles

L’étendue des différences culturelles est immense…
…bien au-delà de ce qu’on imagine! Spontanément, on pense à la cuisine : rien de commun entre la table française et la table asiatique ! Mais les différences touchent toutes les composantes du métier d’employée de maison : l’éducation des enfants, la propreté, l’hygiène, l’utilisation de l’eau, la gestion des déchets, même les mots « oui » et « non » n’ont pas le même sens !

L’éloignement de nos cultures: une source d’incompréhension…
Par exemple, quand on est malade aux Philippines ou en Indonésie, on ne va pas voir le médecin : on se fait faire un massage ! Et oui ! Les spas en guise de traitement… Mais que diriez-vous si votre employée faisait un massage à votre petit garçon qui a 39°C de fièvre au lieu de lui donner du Doliprane? Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers.

Notre différence culturelle peut être un atout…
…ainsi présenter une consigne sous l’angle « dans notre culture française, on fait comme ça » est aussi une façon d’imposer une méthode comme un rite respectable et non comme une maniaquerie contestable.

Les racines culturelles ne s’effacent pas…
…avec le temps qui passe. C’est vrai pour les employeurs ; c’est vrai pour les employées de maison. Et même si votre employée a une longue expérience de la vie à Singapour que ce soit chez vous ou dans une autre famille locale ou expatriée, vous serez régulièrement déstabilisé par une attitude, un mot ou une décision qui tout simplement renvoient à ses racines culturelles profondes.

Les différences culturelles nous enrichissent…
Avec une employée de maison à demeure on ne peut être plus près d’une culture asiatique. Découvrir à travers elle son mode de vie au pays, son enfance, ses coutumes est un éclairage utile quand on voyage dans ces pays là par la suite. Et pour elle, découvrir certains aspects de la culture française, la cuisine notamment, peut devenir un atout pour son avenir.

imgAvec the H.E.L.P. agency, découvrez et comprenez les différences culturelles!
Chaque année, Anne Genetet propose et anime des conférences sur ce thème. Les dates sont annoncées sur notre page facebook..

Armez-vous de patience!

Du temps! Du temps! Beaucoup de temps! Avant d’avoir une employée de maison (maid) parfaitement opérationnelle et qui vous donne entière satisfaction, il y a 3 étapes auxquelles vous devez consacrer du temps: préparation d’un planning, recrutement et formation.

Etape n°1: Prenez le temps d’évaluer vos besoins et de préparer un planning de travail

La liste des tâches est un peu la « Job Description » en entreprise et devenir une employée de maison initiée à toutes vos habitudes est une activité hautement spécialisé !

Etape n°2: Prenez tout votre temps pour sélectionner une candidate
Les enjeux sont importants, vous recherchez une personne qui va vivre avec vous sous votre toit et partager votre quotidien ; il s’agit d’un poste clé ! Observez le temps important que mettent parfois certaines entreprises à décider d’un recrutement. Vous êtes dans la même situation : vous êtes chef d’une entreprise qui s’appelle le foyer familial et ce recrutement doit vous prendre autant de temps que nécessaire.

Si vous avez des doutes sur une candidate pendant la phase de recrutement, attendez encore et rencontrez d’autres candidates. Entre le moment où vous avez décidé de rechercher une employée et le moment où vous la trouvez, comptez 1 à 2 mois. D’autant que beaucoup d’employées ne peuvent être interviewées que le dimanche, parfois même un seul dimanche par mois. Donc si vous voulez avoir plusieurs entretiens avec une même candidate, les rendez-vous peuvent être très espacés dans le temps. Ce serait dommage de passer à côté d’une excellente candidate parce qu’elle ne peut pas revenir en entretien rapidement !

Etape n°3: Consacrez beaucoup de temps à la formation de votre nouvelle employée
La formation initiale est la partie qui doit être la plus longue. Même une employée qui a dix ans d’expérience a besoin d’un long temps de formation. Prévoyez 3 mois avant que votre employée ne soit véritablement opérationnelle et qu’il ne soit plus besoin de répéter les consignes de base trop souvent. Nos pratiques occidentales sont si différentes des habitudes et références de ces jeunes femmes qu’il faut en passer par là pour réussir.

Un planning de travail est un support indispensable, écrire les méthodes peut être d’un grand secours (pour l’employée qui peut s’y reporter, mais aussi pour vous pour qu’il n’y ait pas de litige ultérieur) et surtout enseigner par l’exemple : dire « nettoyez-moi l’évier » sans expliquer ni montrer a peu de chance d’être exécuté selon vos attentes ! Là aussi, comparez -vous à une entreprise : combien de temps de formation pour un emploi hautement spécialisé ? Plus vous formerez, plus vous aurez de chances de réussir.


Oubliez vos préjugés!

La candidate idéale n’existe pas!
Mais la candidate la mieux adaptée à vos attentes, oui ! Au cours de votre processus de sélection, hiérarchisez vos attentes. Et prenez-vous en exemple : êtes-vous tout à la fois excellent mère ou père, excellent éducateur, excellent cuisinier (ère), excellente lingère, excellente femme de ménage ?

L’excellente « maid » de vos amis n’est pas forcément excellente pour vous
Vos familles sont différentes, vos attentes et vos modes de vie aussi. Si vous interviewez une telle candidate, gardez votre objectivité et soumettez-la aux mêmes critères de jugement que les autres candidates.

Prudence avec les recommandations d’employeurs locaux
A Singapour, lorsqu’un employeur veut se séparer de sa « maid », il n’a que 2 possibilités : la renvoyer au pays (et il doit alors financer son billet de retour) ou la transférer chez un nouvel employeur (il n’a alors rien à payer). Un employeur qui ne veut pas engager de dépenses fera une recommandation très élogieuse de son employée de maison.

Pas de recommandation ne signifie pas mauvaise employée
Ecrire une lettre de recommandation n’est pas dans les habitudes locales, même quand l’employeur est très satisfait. De nombreux employeurs locaux, très soucieux de la protection de leur vie privée, ne souhaitent pas communiquer avec le futur employeur et sont réticents voire opposés à être contactés.

Une expérience dans une famille expatriée n’est pas toujours un atout
Après une expérience en famille occidentale, l’employée a pris de l’assurance, croit déjà tout connaître et peut être difficile à gérer, refusant parfois de se soumettre à vos exigences. Même après une telle expérience , le temps de formation est tout aussi important et long et ne doit pas être négligé.

Une absence d’expérience dans une famille expatriée n’est pas un handicap
Bien au contraire ! Les employées qui n’ont connu que des familles locales, chinoises par exemple, sont souvent plus flexibles, plus attentives aux consignes et ont pour la plupart développé un grand sens du service « à l’asiatique ». Eliminer une candidate qui n’a pas d’expérience en famille expatriée peut faire passer à côté d’une excellente candidate !